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Jobs d’été: les trois secteurs qui recrutent

1/ Hôtellerie-restauration : métiers en tension, opportunités à foison

Faute de candidats, les hôteliers et restaurateurs peinent à recruter, même en basse saison. Résultat, ces derniers n’hésitent pas à faire appel aux étudiants pour des postes de serveur ou plongeur quand arrivent les beaux jours.

« S’ils ont des terrasses, les cafés, bars et brasseries à Paris doivent doubler leur capacité pour faire face à l’afflux de clientèle », estime Jean-Pierre Chedal, porte-parole du Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers, traiteurs (Synhorcat), qui représente plus de 4000 adhérents dans la région. Même sans diplôme ? « C’est possible, à condition d’avoir le savoir-être, le savoir-vivre, un état d’esprit commercial », énumère l’ex-gérant d’un établissement de 160 salariés, qui tourne chaque été avec 10 % d’employés saisonniers.

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Les CV mentionnant la maîtrise de langues étrangères sont très appréciés, en particulier dans les zones touristiques comme Paris et Versailles (Yvelines). Enfin, le meilleur moyen de décrocher un job est de multiplier les candidatures spontanées, en pratiquant le porte-à-porte. « Il faut se présenter pendant les heures creuses, quand le gérant est disponible », conseille-t-il.

De son côté, le Novotel de la tour Eiffel s’apprête à communiquer sur ses 15 CDD estivaux, de la réception au restaurant. Le salaire de base brut est compris entre 1500 et 1700€ par mois. Les candidats doivent impérativement parler anglais. Pour postuler, rendez-vous sur www.careers.accor.com, le site Internet qui centralise toutes les offres du groupe Accor. Ses autres marques (Ibis, Sofitel…) ont aussi besoin de renforts.

2/ Commerce : embauches massives chez les distributeurs

Rémunérés au smic, près de 600 employés de libre-service doivent rejoindre, entre juin et octobre, l’un des 750 Franprix de la région. Recrutés dès avril, notamment à l’occasion de « speed dating », les jeunes signent des contrats d’un à trois mois. Sont privilégiés les candidats disponibles un mois complet. « Il n’y a aucun critère de diplôme ou d’expérience(s) », assure l’enseigne, qui dit accueillir « tous les jeunes désireux de découvrir le monde professionnel ». À condition d’avoir « la passion du commerce et du service client ».

Chez Monoprix, 900 postes sont à pourvoir dans ses 185 points de vente franciliens, de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) à Bondy (Seine-Saint-Denis). Les offres sont en ligne sur entreprise.monoprix.fr.

« Aucune durée minimum de disponibilité n’est demandée », précise l’entreprise. Dès qu’un CV attire l’attention d’un chargé de recrutement, ce dernier appelle le candidat en question. Peuvent alors se succéder un entretien physique ou en visioconférence, puis un échange avec un responsable de magasin. Aux 35 heures, les caissiers et « employés commerciaux », chargés des espaces boulangerie, charcuterie ou fruits et légumes, touchent des émoluments « dans la bonne moyenne du secteur », affirme Monoprix, sans dévoiler leur montant.

3/ Tourisme : les îles de loisirs recrutent dès janvier

Du Port aux Cerises (Essonne) à Vaires-Torcy (Seine-et-Marne), les îles de loisirs franciliennes, qui comptent environ 400 salariés en basse saison, proposent au total 1000 CDD d’un à trois mois. Leur campagne de recrutement commence dès le mois de janvier. « On n’a pas besoin des réseaux sociaux, on a suffisamment de candidatures spontanées, grâce notamment aux anciens qui font office de parrains », note la direction de l’île de loisirs de Cergy (Val-d’Oise), qui a déjà réalisé 80 % des embauches pour cet été.

« Il y a beaucoup de bouche-à-oreille. Les gens reviennent vers nous car l’ambiance est pas mal », savoure de son côté le responsable de l’île de loisirs de Buthiers (Seine-et-Marne). Celle-ci a diffusé ses annonces sur son site Internet et sa page Facebook, collabore avec le Pôle emploi de Nemours et complète son marché, au printemps, dans des salons dédiés aux jeunes en quête de bons plans. Objectif : passer de 58 permanents à 180 collaborateurs en période estivale.

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Si les postes de caissiers, serveurs ou préparateurs dans la restauration rapide ne requièrent aucun diplôme, les postulants maîtres-nageurs doivent détenir le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA). Idem pour encadrer des activités sportives comme le canoë-kayak : le diplôme est obligatoire.

Article de Cyril Peter, source:
http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/jobs-d-ete-les-trois-secteurs-incontournables-qui-recrutent.html

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